Enquête sur la nature de l’âme humaine – partie 1

Partie 1 : Distinction théorique des natures d’âmes

La seule motivation qui me pousse à écrire ce court traité est le fait que l’ésotérisme à l’heure actuelle est dans le faux, le vulgaire. Le profane n’a jamais été aussi proche du non être. Ne prétendant pas à l’ultime vérité, je tente d’avancer de réelles théories travaillées, réfléchies et retravaillées. Cette théorie est loin d’être de la spéculation vulgaire que l’on peut trouver sur Google, ou les livres dans les ” bibliothèques ” pseudo-ésotériques. Le but de l’ésotérisme est un travail intérieur, alors si le ton vous déplaît, attachez vous au contenu et non à la forme. Sapere aude !

A chaque règne sa substance et ces lois

La première erreur commune est de penser que l’universel existe et que les mots sont pleins de sens et parfaitement clair. Cette théorie revient très souvent en philosophie, c’est de cela que l’erreur de raisonnement peut se faire. Si cela vous intéresse, vous pouvez commencer à regarder des articles de Platon sur la distinction entre doxa ( la croyance ) et la connaissance.

Dans notre cas, le terme âme est utilisé dans tout les sens pour toutes les espèces, l’âme de l’animal, l’âme humaine etc. Une telle pratique amène à une uniformisation du concept, c’est à dire que pour une pluralité de concepts différents ; le mot renvoie à un nouveau concept qui rends erroné le sens du concept général et des concepts particuliers. On ne voit pas à cause de ce processus, en quoi l’âme végétale diffère d’une âme animale ; car il semble intuitif que le mot ” âme ” renvoie à la même réalité qu’importe l’adjectif qui s’y joint.

C’est une seconde erreur de jugement. Il ne faut pas nier l’adjectif qui suit le nom, et les latins l’avaient bien compris ! Premièrement, pour parler de l’âme il y avait plusieurs mots avec des sens différents : mens, spiritus, anima, animus. Et chacun de ces termes renvoyait non pas à l’âme elle même mais à l’une de ses fonctions : l’âme en tant que substance pour ” spiritus ” par exemple ( cf Le latin en 15 leçons de Jean-Michel Fontanier et ces cours en université ).  Prenons un terme simple et générique comme ” le corps ” . Tout le monde  sait ce qu’est un corps ; mais l’idée que l’on s’en fait dépend de ce qui est joint derrière. Le corps humain, par exemple, renvoie à une chose différente du corps ; alors que le corps jaune ( non ça ne renvoie pas aux chinois! ) et le corps gras ( non pas les américains, non plus! ) sont des termes qui en fonction de l’adjectif possèdent un sens et une réalité différente du corps comme corps humain. Cela parait logique non ? Et bien l’âme est un concept tellement banalisé que son processus de pensée est devenu illogique, et illégitime.

 

En vertu de cela, il semble évident de distinguer chaque règne ( règne de vie ; tel que les anges, les déchus, les démons, les végétaux, les animaux, les humains ) vis à vis de leurs âmes. On parle donc ici des âmes. Une âme dans une dimension s’incarne ( ou prends forme dans certains cas ) dans un véhicule. Ce véhicule peut être incarné ( comme vous et moi ) ou être formé ( par un être de lumière se matérialisant par exemple ). Il est important de distinguer la nature du véhicule de celle de l’âme. Cependant il existe des véhicules appropriés pour chacune de ces âmes ; le corps humain pour une âme humaine par exemple. Il se peut que certaines âmes supérieures descendent sur un plan inférieur mais ce n’est jamais sans dommages ou une perte temporaire des capacités originelles de l’âme ( quand l’âme retourne à son état originel elle réintègre un véhicule qui lui correspond ; mais c’est un autre sujet ; peut être plus tard ).

 

Les règnes ensemble forment une hiérarchie ( à ne pas prendre au sens de domination, très chère humanité quand tu nous tiens! Prenons leur humilité en exemple! ). Nous travaillerons sur les suivants : humains, animaux, végétaux, minéral ; et légèrement les anges. Il est important de noter que chaque règne obéit à des lois particulières, c’est pour cela que les lois du règne humain ne s’appliquent qu’aux âmes humaines, le règne animal que sur les âmes animales. Ainsi, les stratégies d’incarnations, le but et la place du règne dans la création dépend du règne en question.

On retient :

Pour tout règne il y a des lois précise qui régissent le règne et à chaque règne correspond une substance ( âme si l’on veut ) particulière.

Alors si l’on veut parler des âmes tel que les New ages le font ; ils font une erreur méthodologique majeure. Un précepte analytique dit ” du faux ou de la contradiction on peut tout dire ” ( ex falso quodlibet )  ; c’est ainsi que d’un grand n’importe quoi on peut tout dire n’importe quoi ; c’est pour cela que toute théorie se fait, se construit et ne sort pas de l’imaginaire ni d’une fabulation ou d’un fantasme, contrairement à ce que je peux malheureusement lire sur certains sites de nouveaux mouvements ésotériques…

A présent, passons à une première épuration du concept d’âme, le but ici est de faire un premier dégagement. L’idée est simple : En dégageant un système métaphysique, clair, réel et distinct, il nous sera aisé de travailler avec sérieux et certitude sur chacune des parties de ce système. Il faut premièrement s’intéresser à ce dont quoi l’âme s’apparente. En épurant le concept du cafouillage profane ; nous pourrons alors nous rapprocher d’une idée plus réelle de ce qu’est réellement l’âme.

Quelques concepts dont nous faisons distinctions. Bien souvent ces concepts servent de synonymes à l’âme ou bien semblent y faire allusion. Alors regardons de plus près.

 

L’étincelle divine : c’est la marque du Créateur ; en un sens Dieu a tout créé mais il ne nous a pas forcément directement créé. Sachant que tout est directement ou indirectement lié à Dieu ; cela n’a aucun sens pour une investigation de dire que nous sommes tous connecté à la source ; c’est un principe vide de sens, une tautologie stérile. Elle n’est que la poussière première qui a fait naître l’âme. C’est le feu primordial dans la Kabbale au niveau du microcosme, alors rien de quoi s’enflammer ( sacré jeu de mot non ? ). Tout est marqué du sceau de la création, et cela ne fait en rien de nous des êtres divins. Nous sommes des êtres en puissance et non en acte tel que Dieu ; or porter une poussière du Créateur ne signifie en rien y être lié ni même en être digne.

 

Le souffle : c’est l’énergie la plus subtile de vie, celle qui permet à l’âme d’être animée. Elle diffère de l’énergie vitale propre au véhicule ( et donc à la dimension d’incarnation auquel le véhicule est déterminé ).

 

La grâce : cela ne s’attache que aux célestes ( New age s’abstenir sinon je sors la kalachnikov! ). C’est une énergie divine, elle est son eccéité ( désolé c’est barbare mais c’est le terme haha ). Certaines âmes humaines en ont des traces mais cela est rare, cela est signe d’une régression volontaire, d’une descente commandée ou de la chute.

 

La modalité d’action ( c’est à dire sa relation à la liberté ) : C’est une chose importante de parler de modalité d’action car toutes les âmes n’ont pas les mêmes modalités d’actions. Me direz vous toutes les âmes sont pareilles ? Alors je rétorque par cela: Prenons une plante qui est fixe ; et vous y mettez l’âme humaine qui bouge, se meut et vit de façon différente ; pensez-vous que cela est supportable pour l’âme humaine ? Second argument, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ( principe de correspondance du Kybalion ) ; l’âme et le véhicule possible ne sont pas sans liens, ce n’est pas dû au hasard. Le véhicule de l’âme d’une plante est nécessaire quelque chose qui est possible pour cette âme. Cependant il existe des cas où certaines incarnations sont dites descendantes, tel un céleste dans un véhicule humain ( il est important de ce rappeler que dans ce cas, l’âme se plie aux limites humaines, ce véhicule n’est donc pas extraordinaire malgré la rareté de ce type d’événement ). Mais un céleste s’incarnant dans un véhicule humain demande plusieurs processus majeurs à mettre en place ( et c’est un autre sujet ).

L’âme : l’âme est désignée ici comme la substance ; c’est un quelque chose, un substrat qui porte vos déterminations, vos qualités, vos capacités ; plus exactement votre codage informationnel, votre ADN subtile. Mais l’âme est en plus une force en elle-même, un type de conscience par elle-même ; elle n’a rien d’inanimé ; de stagnant.  C’est Aristote qui fit une première théorie sur la substance ; c’est cette idée est fortement applicable ici.

Reprenons sous un petit schéma les idées ci-dessus et la relation aux différents règnes :

Règne animé

  1. Règne humain : possède un souffle, une âme particulière, en modalité c’est le libre-arbitre c’est à dire le choix. Il obéit à la loi du limité illimité. L’âme humaine ne possède pas de grâce a priori.
  2. Règne animal : possède un souffle, une âme particulière propre à son règne ; en modalité c’est la liberté c’est à dire marche pas un certain automatisme et une réflexion limitée.

Règne inanimé

  1. Règne végétal : Possède un souffle, une âme, possède une modalité déterministe ( vis à vis des conditions de l’environnement ).
  2. Règne minéral : Possède un souffle, une âme, elle a une modalité déterminée : pas de croissance ni de mouvement.

Il faut donc pour une bonne investigation renommer les termes ambigus.

  1. Âme humaine : anima humana
  2. Âme animale : anima
  1. Substance végétale
  2. Substance minérale :

Or qu’est ce qui peut faire la différence entre l’âme humaine et l’âme animale ? Quelques critères :

  • Le taux vibratoire
  • La conscience : il existe plusieurs types de consciences que les hommes possèdent et les animaux non. Cela se joue en différence de nature et de degré et évidement en quantité et en qualité. La conscience réflexive n’apparaît que après 4 5 ans chez les enfants. Entre un adulte et un enfant il y a une différence en quantité et en qualité au niveau des consciences au sein d’un même individu. Alors qu’en penser au niveau de l’espèce, du règne ?
  • Les capacités de l’âme : différent en quantité et en qualité ; chaque âme a des prédispositions propre à son règne.

Encore une fois, le but ici est de faire un plan métaphysique des types d’âmes. Car l’erreur des théories modernes est souvent de prendre pour vérité l’aspect ultra-simplifié, ce qui amène à l’anarchie puis à la contradiction, sans parler de la fausseté et de l’illusion. Le but de cet article est un dégagement premier dans le but de pouvoir s’attacher par la suite à des principes comme l’âme, comme le taux vibratoire ou l’humanité. Car la spéculation est bien belle, mais elle reste une doxa, l’ennemi du philosophe et de l’occultiste.

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John Constantine

John Constantine

Etudiant en philosophie, s'intéressant plus précisément à la métaphysique, la théologie mais le champs de la philosophie reste large. Au niveau de l'ésotérisme, je suis plutôt du genre autodidacte et touche à tout ; je survole donc beaucoup de sujets, de thèmes, de croyances. Je suis venu sur ce site car je porte un combat contre les forces du Mal ( bon ok j'en fais un peu trop ) contre la bêtise humaine et les salissures portées aux sciences occultes, à la raison et à ce qui est juste. J'ai un parler assez métaphorique, symbolique qui peut porter à confusion. Je me suis beaucoup intéressées aux sciences ( de manière générale ) surtout à la physique, mathématiques etc. Je suis partisan d'apprendre par soi-même ; un peu ( beaucoup ) polémique car il faut parfois secouer les esprits.
John Constantine

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